Du 19 avril au 3 mai 2025
Exposition à l’Entre-pÔt de Die
53 rue Camille Buffardel – 26150 Die
Tous les jours 10h-12h / 15h-18h
« Cette semaine François a invité Thérèse à exposer au sein même de son petit Entre-pÔt dans un dispositif fait en carton, monté comme une grosse boîte de transport pour nos sens.
Cette exposition intitulée « La boîte à nuages », Thérèse montrera une partie de son travail sur un de ses sujets au long cours que sont les formations nébuleuses au-dessus de nos têtes ou qui s’accrochent sur les sommets de ses montagnes chéries.
Qu’importe le support, qu’il soit sur une pellicule argentique si longtemps privilégié, ou des supports numériques sans fioritures. Elle s’attarde avec bonheur à cadrer le clair obscur de la blancheur neigeuse aux volutes du ciel, tout comme elle capte avec force les entrefilets de la vie courante. À travers ses photos, elle pose son regard sur l’infiniment précis d’une situation parfois confuse, sans autre délimitation, sans autre retouche que son cadrage et son travail de laboratoire qui ne fait intervenir que le recadrage sans fioritures techniques.
Ses nuages ont la douceur d’une ouate qui pansent la douleur d’un monde et pensent notre rapport à ce même monde.
Mais au-delà des rendus qui me paraissent toujours enchanteurs, surtout quand il s’agit de ses volutes nuageuses, le travail de Thérèse Pitte est un vrai travail de plasticienne dans le sens où il suit un processus de recherche précis, autour justement du cadrage, du recadrage et de l’intention. Que le processus soit argentique ou qu’il soit numérique, peu importe, ce travail ne nous montre pas un simple rendu esthétique, mais tout cheminement acharné qui fait qu’une œuvre devient singulière. Les nuages que Thérèse montre, ou plutôt montrera à partir de samedi prochain 19 avril 2025, dans sa boîte à nuages à l’Entre-pÔt de Die, ne sont plus de simples nuages captés à travers l’objectif d’un appareil photographique ou d’une caméra, mais un véritable nuancier d’une ode à la vie, un nuancier qui nous révèle la fragilité d’un monde que les sapiens s’acharnent à détruire dans leur stupidité crasse.
Heureusement que le regard puis le travail d’artistes comme Thérèse nous ramènent à la véritable valeur de notre courte existence. Comme je l’ai déjà dit et cité dans ces Chroniques du lundi je m’en remet à une célèbre phrase de Robert Filiou [+], qui résonne plus que jamais dans le travail de Thérèse : « l’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art » ! »
Philippe Pitet – 14 Avril 2025

—o—
Ce travail fait écho à « l’Atlas International des nuages » dont la première édition de 1939 parsème cette installation photographique. Il n’avait pas été mis à jour depuis 1975, une nouvelle édition vient d’être éditée en ce début d’année 2025.
On peut retrouver la version numérisée de la 1re édition de cet atlas en suivant ce lien vers la Gallica plateforme en ligne de la Bibliothèque Nationale de France ici sur ce lien [+]. La toute dernière version en ligne de l’Atlas est en lecture sur le site de l’Organisation Météorologique Mondiale sur cet autre lien [+].
—o—
